Camping en Dordogne : 10 sites à ne pas manquer pour de premières vacances en Périgord
25/08/2026La Dordogne, c’est un seul département et quatre Périgords : le noir, le pourpre, le vert et le blanc. Autant dire qu’on n’en fait pas le tour en un week-end. Pour de premières vacances en camping en Dordogne, le plus efficace reste de choisir un terrain de camping bien placé, d’y installer la tente, la caravane ou le camping-car, et de rayonner autour pendant quelques jours avant de changer de couleur.
Le département est l’un des mieux dotés de Nouvelle-Aquitaine sur ce terrain-là. L’offre d’hébergements de plein air y est dense et très variée, du petit domaine familial de trente emplacements à l’établissement avec espace aquatique et animations tous les soirs. Entre patrimoine, nature et bonne table, la région se prête bien à un premier séjour sous la tente.
Voici les dix lieux où nous emmènerions un ami qui découvre le Périgord, répartis dans les quatre couleurs, avec à chaque fois ce qu’on trouve autour : les visites, les activités et le type de campings.
Périgord noir : la Dordogne de la carte postale
1. Sarlat-la-Canéda
On visite Sarlat le nez en l’air. La vieille ville a traversé l’histoire quasiment intacte et affiche une densité de monuments classés assez rare en France. Le samedi matin, le marché envahit les ruelles et il faut jouer des coudes, ce qui fait partie du plaisir : c’est là qu’on achète les produits qui finiront le soir même sur la table de camping.
Un conseil pratique : garer un camping-car en plein cœur de la ville au mois d’août est un sport de haut niveau. Les campings des environs sont nombreux, souvent installés sur les coteaux, et la plupart ont une piscine pour la fin d’après-midi. Nous arrivons tôt le matin, avant les cars.
2. La Roque-Gageac, Domme et les châteaux de la vallée
Sur quelques kilomètres, la Dordogne aligne La Roque-Gageac adossée à sa falaise, Beynac et Castelnaud qui se regardent en chiens de faïence depuis la guerre de Cent Ans, et Domme perchée sur son promontoire. Depuis le belvédère de la Barre, à Domme, on voit la rivière serpenter sur des kilomètres. Les jardins de Marqueyssac, à Vézac, complètent bien la série de visites.
Pour un premier séjour, c’est le secteur qui concentre le plus de campings au bord de l’eau, avec des emplacements ombragés et des mobil-homes en location dans les plus grands domaines. Les gabares partent de La Roque-Gageac et la balade dure une heure. Les enfants adorent, les adultes aussi, personne ne l’avoue.
3. Montignac-Lascaux et la vallée de la Vézère
Quinze sites de la vallée de la Vézère sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lascaux IV, à Montignac, reproduit la grotte originale avec une précision troublante, et le Musée national de Préhistoire des Eyzies complète la visite. C’est le meilleur endroit de la région pour raconter un peu d’histoire aux enfants sans les ennuyer. Et si les vitrines les saturent, les grottes du secteur prennent le relais : Rouffignac se parcourt en petit train électrique, le gouffre de Proumeyssac, au Bugue, se visite en nacelle. Ces grottes ont aussi l’avantage d’être fraîches. Idéal pendant les chaudes après-midi d'été en Dordogne.
Deux villages à ne pas rater au passage, Saint-Léon-sur-Vézère et Saint-Amand-de-Coly. Petit avantage souvent ignoré : la Vézère est plus calme que la Dordogne pour le canoë, et ses campings aussi. Un emplacement au bord de la Vézère, en juillet, c’est un autre rythme de vacances.
Périgord pourpre : le vin, les bastides et les boucles de la rivière
4. Bergerac et le vignoble de Monbazillac
Bergerac, ses quais, ses maisons à colombages et ses deux statues de Cyrano. La Maison des vins, installée dans le cloître des Récollets, donne une bonne vue d’ensemble des appellations avant d’aller les goûter dans les domaines du vignoble.
À quelques minutes, le château de Monbazillac domine les vignes qui produisent le liquoreux du même nom, et la route qui y monte offre un des plus jolis panoramas du Périgord pourpre. Côté hébergements, les campings du secteur sont souvent plus petits et moins chers qu’en Périgord noir, pour des sites à visiter à trente minutes de route.
5. Monpazier
Fondée en 1284, Monpazier est la bastide la mieux conservée du Sud-Ouest. Sa place des Cornières, bordée d’arcades, accueille toujours le marché sous une halle ancienne. Le village fait partie des Plus Beaux Villages de France et se traverse en vingt minutes, ce qui n’empêche pas d’y passer la matinée.
Le château de Biron, énorme, est à dix minutes de voiture. Les deux se visitent dans la même journée depuis un camping du secteur, et on rentre pour la piscine à l’heure où la place se vide.
6. Lalinde et le cingle de Trémolat
Ici la Dordogne fait un virage à 180 degrés, et le belvédère de Trémolat permet de le voir en entier. En bas, la rivière est large et calme, avec une base de loisirs et plusieurs campings les pieds dans l’eau.
C’est un coin plus tranquille que la vallée de Sarlat, moins photographié, et l’un de nos préférés pour un emplacement caravane à l’ombre en plein mois d’août. Les activités nautiques y sont accessibles aux débutants, ce qui n’est pas toujours le cas plus en amont.
Périgord vert : la Dordogne des collines verdoyantes
7. Brantôme-en-Périgord et Bourdeilles
On surnomme Brantôme la Venise du Périgord parce que la Dronne l’entoure complètement. L’abbaye bénédictine est adossée à la falaise, avec des salles troglodytiques creusées dans la roche et un clocher roman qui compte parmi les plus anciens de France.
À huit kilomètres, Bourdeilles aligne deux châteaux sur le même éperon, la forteresse médiévale et le logis Renaissance. Le Périgord vert est plus boisé, plus frais, et ses campings sont généralement plus petits. Pour qui aime les établissements à taille humaine, où le patron tient encore le bar lui-même, c’est la bonne région.
8. Saint-Jean-de-Côle, la grotte de Villars et le lac de Saint-Estèphe
Saint-Jean-de-Côle tient sur un mouchoir de poche : un pont médiéval, une halle, une église au clocher biscornu et le château de la Marthonie. En mai, les Floralies remplissent le village de fleurs et de monde.
Quelques kilomètres plus loin, la grotte de Villars combine concrétions et peintures préhistoriques, à 13 degrés toute l’année, ce qui règle la question de l’après-midi caniculaire. Pour la baignade, direction le grand étang de Saint-Estèphe, près de Nontron : plage surveillée l’été, sentier de randonnée autour du lac, chaos granitiques dans les bois. On est ici dans le parc naturel régional Périgord-Limousin, et ça se sent. Plusieurs campings sont installés à quelques minutes du plan d’eau, avec des activités de pleine nature à la clé.
Périgord blanc : le centre, souvent traversé, rarement visité
9. Périgueux
Périgueux, c’est deux mille ans d’histoire empilés sur quelques hectares, et la ville se visite en deux temps. D’abord la partie gallo-romaine, avec le musée Vesunna construit par Jean Nouvel au-dessus des vestiges d’une villa antique, et la tour de Vésone juste à côté. Ensuite le cœur médiéval et la cathédrale Saint-Front, hérissée de coupoles, étape sur les chemins de Saint-Jacques.
Les marchés du mercredi et du samedi valent le détour pour les produits du terroir, et au nord-est du département, le château de Hautefort et ses jardins à la française méritent la demi-journée. C’est une ville qu’on traverse souvent sans s’arrêter, à tort.
10. La vallée de l’Isle, de Saint-Astier à Sorges
L’Isle traverse le Périgord blanc en douceur, doublée d’une véloroute voie verte d’une centaine de kilomètres. On pédale à plat entre Saint-Astier et Neuvic, on visite le château de Neuvic et son parc botanique, et on pousse jusqu’à Sorges où l’écomusée de la truffe explique ce champignon mieux que n’importe quel restaurant. Plus à l’ouest, dans la forêt de la Double, le grand étang de La Jemaye fait une deuxième base de baignade.
C’est le Périgord le moins fréquenté des quatre, avec des campings plus calmes et des tarifs plus doux. Pour des vacances en famille avec des vélos, ça se défend très bien.
À quoi ressemblent les campings du Périgord
L’offre se partage grossièrement en trois familles, et mieux vaut savoir laquelle on vise avant de réserver.
D’abord les petits campings familiaux, trente à quatre-vingts emplacements, une piscine simple, un bar-snack qui fait aussi dépôt de pain, et pas d’animations organisées. C’est la formule reine du Périgord vert et du Périgord blanc.
Viennent ensuite les établissements intermédiaires, deux ou trois étoiles, qui ajoutent une pataugeoire, une aire de jeux, quelques mobil-homes en location à côté des emplacements nus, et une soirée par semaine.
Enfin les grands domaines du Périgord noir et de la vallée de la Dordogne, avec espace aquatique, toboggans, piscine chauffée, animations quotidiennes et une vraie offre de services : épicerie, restaurant, location de vélos ou de canoës.
Quelle que soit la catégorie, les services de base se ressemblent : sanitaires, laverie, wifi à l’accueil, borne de vidange pour les camping-cars. Les différences se jouent sur le reste. Une pataugeoire et une aire de jeux changent la vie des parents d’enfants en bas âge ; un club et des animations en soirée règlent le problème des ados. Beaucoup d’établissements proposent aussi la location de vélos ou de canoës, ce qui évite d’arriver avec une remorque pleine.
Accessibles à pied ou à vélo depuis le terrain, nombre d'activités s'offrent à vous : une rivière, un lac, un village avec des commerces. En Périgord, beaucoup de campings sont posés à deux pas d’un site à visiter, et ça vaut tous les équipements du monde.
Aucune de ces trois catégories de camping ne vaut mieux que les autres, elles ne s’adressent simplement pas au même séjour. Avec des enfants de huit ans qui réclament de l’eau tous les jours, le parc aquatique se justifie. Pour une semaine de visites de sites, de villages et de châteaux, le petit camping bien placé suffit largement et coûte moitié moins cher. Il y a un camping pour toutes les envies dans le Périgord.